Le Banc Sonore, au coeur des transitions ! #Rabastens

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Article N°17411

Le Banc Sonore, au coeur des transitions ! #Rabastens

À Rabastens, Majid Berdjouh et Suzie Poirrier sont pour l’instant les deux salariés de la SCOP. En étroite collaboration avec l’association "Rabastinois en transition", ce café/restaurant solidaire et culturel a plusieurs ambitions et projets. Rencontre avec eux.

S’associer avec un maraîcher. L’idée est simple mais elle pourrait faire la différence quant à la qualité des produits servis au Banc Sonore. La structure voudrait aussi devenir un lieu d’insertion ou réinsertion professionnelle. C’est donc pour cela qu’ils ont décidé de se monter en société coopérative. Depuis maintenant trois ans qu’ils sont ouverts, Majid et Suzie souhaiteraient salarier de nouvelles personnes qui voudraient entrer dans la SCOP.

À la suite de la projection du film « Demain » à la Halle à Rabastens il y a environ deux ans, plusieurs personnes étaient demandeuses de se retrouver pour discuter. La première rencontre a eu lieu au Banc Sonore. Depuis et dès lors, elles ont décidé de monter une association, sous forme de collégiale et d’appartenir au mouvement des « villes en transition ». « On ne peut pas dire que le Banc Sonore est le QG de "Rabastinois en transition" mais c’est un lieu de rencontre entre toutes ces idées et tous ces projets qui touchent à la transition écologique et économique » explique Suzie.
« Quand on a mis ce projet de café/restaurant solidaire en place, on ne voulait pas faire simplement de la restauration classique. On voulait que le lieu vive et permette aux gens de se rencontrer et d’échanger » enchérit Majid.

D’ailleurs, ils programment des rencontres culturelles et/ou intellectuelles tous les mois afin de débattre sur des sujets divers et variés. Par exemple, le vendredi 27 janvier, une conférence sur les monnaies locales et/ou complémentaires a accueilli une trentaine de curieux venus pour écouter l’historique et l’histoire des monnaies locales. Puis Gérard Poujade, directeur général de la monnaie COOPEK, a fait une intervention pour présenter le COOPEK (en plus, le Banc Sonore venait de rejoindre le réseau quelques jours avant la conférence). En fin de soirée, un débat s’est ouvert. 

Outre la restauration et les soirées débats, le Banc Sonore s’engage pour toutes les transitions : énergétique, écologique, économique… « On est une vitrine de cette recherche de cohérence, affirme Suzie. Montrer qu’on peut bien s’alimenter avec des produits locaux et pour la plupart bio sans que ce soit hors de prix. On est aussi branchés à une électricité 100% propre. »
« On n’a pas de patron non plus. En fait, on veut des principes dans le monde du travail plus jutes, plus équitables. C’est un tout. Cette recherche de cohérence n’est pas que dans la perspective d’un meilleur lendemain. Elle se construit dès aujourd'hui et nous on veut en faire partie » rebondit Majid aux propos de Suzie.

Ils se félicitent aussi de faire leur propre compost et donc de réduire leurs déchets car « ce n’est pas dans tous les restaurants que c’est comme ça ».

Depuis deux ans qu’ils entretiennent cette relation étroite avec le collectif "Rabastinois en transition", de nombreux projets ont été mis en place ou pensés sur plusieurs domaines. D’abord, des bacs « d’incroyables comestibles », qui sont en quelque sorte des jardins publics où tout le monde peut planter et s’occuper des légumes, ont été installés dans la commune rabastinoise. L’expérience zéro déchet s’est étendue aussi à plusieurs familles. Une idée d’un mouton à partager a été aussi évoquée mais sans concrétisation pour l’instant.

Un dernier beau projet : la webradio Octopus. Tous passionnés de musique, ils voulaient être en plus un relais des informations locales sur les collectifs et associations du coin. « Ça nous amuse énormément. On se débrouille pour l’alimenter tout le temps. Enfin, ça c’est mon labeur quotidien » rigole Alain Tinarrage. Le fait de ne pas être en FM ne leur offre pas beaucoup d’écoute mais ils veulent monter un dossier pour passer en FM justement et être entendus à plus grande échelle. « Les gens n’ont pas encore le réflexe d’aller sur internet pour écouter une radio. Mais on n’est pas dans cette approche commerciale, on veut être dépendant de personne. C’est important pour nous ». Ce projet radiophonique compte huit membres, d’où leur appellation Octopus. De nombreuses émissions se succèdent : du féminisme, au maraîcher qui parle d’agriculture en passant par de la littérature ou de la musique, les sujets sont tout aussi nombreux et intéressants que les projets portés par le Banc Sonore. Des initiatives à encourager.




Célia PAPAIX

Lien :http://lebancsonore.com

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