Économie collaborative / participative : alternative, ou mutation du capitalisme ?

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Article N°17649

Économie collaborative / participative : alternative, ou mutation du capitalisme ?

Est-ce la fin de l'économie traditionnelle, du marché tel qu'on le connaît ?

Certains économistes comme Jeremy Rifkin le prophétisaient depuis quelques années : « Au crépuscule de l'ère capitaliste, un nouveau modèle économique émerge ».

Les technologies du numérique, la crise économique, la remise en cause des grandes instituts sur leurs gouvernances, se construisent en opposition au marché traditionnel.

Prenons exemple sur AirBnb qui se présente comme une solution alternative aux hôtels, Uber aux taxis et Blablacar au train.

Ces nouveaux organismes (start-up) donnent la primauté à l'usage plutôt qu'à la propriété, en mettant en connexion des milliers d'individus pour du covoiturage, des locations d'appartements et toutes sortes de services de particulier à particulier.

Mais Attention la suppression de tous ces intermédiaires ne veut pas dire la mise en commun des richesses!

Aujourd’hui nous pouvons constater plutôt l'inverse : les plateformes Internet sont souvent des entreprises qui amassent une grande valeur financière, suffisante pour entrer en bourse, puisqu'elles n'ont pas à investir dans les biens utilisés, voitures, appartements et autres.

Ces firmes captent, s'approprient et concentrent des masses énormes de données sur des systèmes d'information fermés et privés.

Alors pouvons-nous avoir confiance dans l’économie du partage ? Est-ce un progrès inéluctable et positif ? Où est la place de l’humain dans ce changement de gouvernance ? L'économie collaborative peut-elle se passer de ses entrepreneurs ? Quels gages avons-nous de la qualité du service? Et vous, utilisez-vous ces services ?

Tant de question que nous pouvons nous poser sur ce nouveau système qui a du mal à émerger!

Je reste convaincu que la « ville intelligente » ou le «territoire intelligent »  passe d’abord par  un « bouleversement » de la gouvernance citoyenne issue des réseaux sociaux mais également par un changement de mode de vie.

Pourquoi le capitalisme est-il à bout de souffle?

Le système d'aujourd'hui est gouverné par le monde de la finance.

C'est un système de production dont les fondements sont : l'entreprise privée et la liberté du marché.

Nous parlons d'un ensemble d'éléments regroupant la production, la répartition et la consommation des richesses indispensables à la vie d'une collectivité humaine.

C'est à la fois un système économique, mais aussi une organisation sociale.

Aujourd'hui le système économique domine le monde, il est appelé « phénomène de mondialisation ».

Le capitalisme depuis sa création en tant que système économique et social de production, est régulé par le marché.

C'est tout simplement l'offre et la demande à dimension locale, nationale ou internationale.
Tout cela gouverné par la « Bourse », appelée également « marché financier ».

Le marché fonctionne comme une sorte de « main invisible » qui guide les intérêts individuels vers la satisfaction des besoins de la collectivité.

Malheureusement, il y a un gouffre entre les paroles et les actes...

Parlons de la dette :

D'un côté on nous dit qu'il faut désendetter les états et de l'autre, on continue d'emprunter des milliards tous les jours sur les marchés financiers.

A qui la faute? Aux citoyens qui veulent garder des services publics efficaces sans payer plus puisqu'ils paient déjà beaucoup.

D'autres qui disent qu'il faut revenir sur certains acquis sociaux mais c'est tout de même mieux si l'on « sucre » ceux du voisin plutôt que le nôtre.

Ou encore de grandes entreprises qui font de « l'optimisation » fiscale et qui proportionnellement à leur taille, parviennent à payer moins d'impôts que les PME et les TPE.

Nous pouvons également rajouter à cela un système éducatif complètement obsolète et une innovation qui est en panne, mais qui commence à voir le jour.

Cela nous conduit à plus de chômeurs et de retraités donc plus de dépenses publiques, moins d'actifs occupés donc moins de recettes fiscales.

Le bons sens amène n'importe quel individu normalement constitué à comprendre que le déficit des caisses de l'Etat ne peut être comblé que par de la dette supplémentaire.

On emprunte en espérant que le système tiendra assez longtemps pour « refiler le bébé » au prochain gouvernement et cela dure depuis plus de 30 ans.

Croire que l'on va pouvoir réduire les dépenses publiques sans créer un climat de rebellions c'est occulter la réalité.

D'où la nécessité de voir émerger un nouveau système qui permettra de rééquilibrer les richesses et ainsi vivre mieux ! 

Pourquoi pas une gouvernance d'une partie des citoyens.... Une sélection de tout bord.
Le seul problème est voulons- nous changer ?

Je propose de commencer à construire dès maintenant notre nouveau modèle de société qui aura comme principal objectif l'Humain en son centre.

Par exemple, L'économie collaborative et participative : dont on pourrait appeler cela la «Troisième Révolution Industrielle ».
  • Le covoiturage: économie d'énergie, diminuer les problèmes de santé et d’environnement, le partage etc… .
  • Du «  airbnb »: location de courtes durées d'appartements entre particuliers.
  • Du « bookalokal »: repas chez l'habitant pour rencontrer de nouvelles personnes ou découvrir la culture locale lors de son passage dans un pays.
  • d’échange entre particuliers de biens: voiture, logement, parking, perceuse, etc…
  • de connaissances (cours d’informatique, communautés d’apprentissage, etc.), avec échange monétaire (vente, location, prestation de service) ou sans échange monétaire (don, troc, volontariat).
  • Alimentation : groupements de consommateurs, associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP), co-restauration
  • Logement : location entre particuliers, colocation, échange d’appartement, habitat participatif
  • Équipement divers : vente ou achat de matériel d’occasion, don, prêt, échange ou location de matériel ou appareil
  • Transport : location de véhicules entre particuliers, échange ou revente de billets de transport, covoiturage, livraison collaborative, voiture de tourisme avec chauffeur (VTC).

Oui L’économie collaborative bouscule les modèles existants tant pour les consommateurs que pour les entreprises.

Mais c’est aussi un nouveau marché qui s’ouvre à nous (le marché de l’internet).

Je vous invite à venir découvrir les nouveaux réseaux du numérique qui sont Veitech et Tvlocale qui s’inscrivent complètement dans cette démarche de l’économie collaborative et participative 
Le citoyen ne sera plus qu’un consommateur mais un conso-Acteur de son territoire.

Tout cela rejoint le « territoire intelligent » qui doit faire partie intégrante de ce nouveau système.

Tony Canadas

Lien :http://www.facebook.com/lescitoyensmodernes/

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