Le territoire / ville, Nouvel écosystème du XXIe siècle!
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Article N°17681

Le territoire / ville, Nouvel écosystème du XXIe siècle!

Nous pouvons dire que les travaux de prospective sur le territoire foisonnent.
Comment en serait-il autrement ? En 2040, presque 5 milliards d’hommes et de femmes vivront dans des villes, je parle de villes moyennes, banlieues, grandes villes, zones urbaines, aires urbaines, agglomérations, mégapoles…

Mais quelle que soit l’appellation ou bien la classification de ces villes,  rendre l’espace urbain « durable et viable » sera l'un des principaux défis de ce siècle.

Sachant que des études parlent d'un pic de 9 milliards d'Hommes en 2050.
 



Nous voyons bien la difficulté des travaux de prospective sur la ville qui s’ordonnent principalement selon les dimensions des espaces urbains et aussi selon qu’ils s’appliquent à l’hémisphère Nord ou à l’hémisphère Sud, ou encore dans les pays développés ou en voie de développement.

Néanmoins l’aspiration à des « villes durables » paraît commune à tous les citadins.

Comme je l'ai déjà dit par le passé pour se projeter vers un territoire durable, il en va de la politique de la ville comme de toute politique de développement durable ; au-delà même des questions d’éthique et d’équité sociale, la prise en compte du long terme et non du court terme.

Le concept de ville ou même du territoire est une pure création humaine et, de ce fait, il est au cœur d’un processus de changement permanent: échanges économiques et conséquences sur le développement, évolution de la composition démographique et sociale, besoins sécuritaires croissants, lieu d’échange d’informations de toute nature, révolutions technologiques et évolution des modes de vie.

Pour illustrer cela,  je souhaiterais faire référence au poème de Charles Baudelaire Le Cygne « La forme d’une ville / Change plus vite, hélas ! Que le cœur d’un mortel ».

Si nous prenons le cas de toutes les grandes villes du monde, notamment dans les pays en développement, nous pouvons constater des tendances communes: augmentation de la population, déclin économique des centres, éclatement spatial et social, extension du bâti sur les terres agricoles, inflation sécuritaire, externalités négatives en matière environnementale, augmentation des nuisances, dépendance à la voiture individuelle et aux énergies fossiles, progression des inégalités etc...

Tous ces facteurs, ces tendances affectent profondément l'architecture de la Ville/Territoire, aussi bien dans l'urbanisme, que dans l'administration.

Ils ont des conséquences significatives sur la qualité de vie des habitants et au sens large sur tout le territoire.

Je pense qu'une réflexion sur de nouveaux modes de vie en ville devra s’imposer.
Comment rendre le territoire à la fois plus viable et plus vivable ? Comment rendre le territoire acceptable d’un point de vue environnemental et comment rendre l’environnement urbain plus confortable pour l’Humain ? Autrement dit, comment adapter le territoire à l’homme et non l’inverse ? Cette question se pose depuis des décennies, mais elle prend une dimension particulière à ces nouveaux enjeux du XXIe siècle que sont notamment l’explosion démographique, le changement climatique et la demande exponentielle des mobilités.

Alors une question me vient très vite, comment concilier territoire et environnement ?

Pour moi, l'un des leviers majeurs du changement conceptuel du territoire doit reposer sur une articulation, «voire une réconciliation» du temps long de l’écologie et des transformations rapides du territoire.

On a longtemps parlé de villes écologiques pour pointer du doigt les carences environnementales de l’urbain.

Force est de constater que la ville pose en effet une double difficulté de régulation, « celle du système urbain – en tant que système vivant – et celle du rapport entre la ville et son environnement naturel.

Ce déséquilibre se traduit notamment dans la manière dont les villes consomment l’espace, et dans la croissance permanente de leur empreinte «écologique ».

Le développement durable apparaît, il est vrai, comme une clé d’entrée pour penser la ville de demain car il interroge nos modes de vie : habitat, transport, organisation, gestion de l’espace, etc.

De plus, il constitue à la fois un principe éthique tourné vers le changement et un concept pratique tourné vers l’action.

En ce sens, il permettrait de réunir ville et environnement, en conciliant sciences naturelles et sciences sociales, connaissances fondamentales et principes d’action.

Nous devons avoir la volonté de remettre l’Homme au centre de la ville et de faire de l’urbain un moyen et non une fin, un lieu de solidarités et d’innovation plutôt qu’un lieu de cloisonnement et d’exacerbation des rapports de force économiques.

Pour moi une ville est qualifiée de « Smart City » lorsqu’elle utilise les technologies de l’information et de la communication pour améliorer la qualité des services urbains ou encore réduire ses coûts.

Voilà une définition qui donne à réfléchir.

Bonne lecture à tous.
 

Tony Canadas

Lien :http://www.facebook.com/lescitoyensmodernes/

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